Ce rapport a pour objectif de mettre en lumière les conséquences humanitaires du dysfonctionnement du Conseil de sécurité des Nations Unies et des mécanismes de financement humanitaire. Une poignée d’États puissants font obstacle aux processus de paix et sapent le droit international qui devrait avoir le même caractère contraignant pour tous. Le présent rapport s’intéresse à 23 crises prolongées, avec des études de cas sur la République démocratique du Congo, le Territoire palestinien occupé, la Syrie et l’Ukraine. Il examine l’augmentation des besoins humanitaires, les lacunes dans le financement humanitaire et les impacts du droit de veto et du privilège de rédaction.
À l’approche du Sommet de l’avenir 2024, Oxfam exhorte les États membres des Nations Unies à saisir cette occasion pour prendre des mesures décisives et audacieuses afin de reconstruire un système plus équitable, inclusif, efficace et réactif. Ils pourront ainsi s’acquitter de leurs rôles en matière de réduction et de résolution des crises et éviter l’aggravation des conséquences humanitaires d’un conflit prolongé.