La décentralisation des capacités des laboratoires est une stratégie essentielle pour améliorer la préparation et la réponse aux épidémies en Afrique. Les systèmes centralisés retardent souvent la confirmation des cas, entravent la mise en place d’interventions en temps opportun et aggravent l’impact des épidémies, en particulier dans les zones rurales et difficiles d’accès.
Les présentes lignes directrices décrivent une approche structurée de la décentralisation, axée sur :
Objectifs stratégiques : Renforcer les capacités des laboratoires aux niveaux infranationaux afin d’assurer la détection et le contrôle en temps opportun des maladies à fort potentiel épidémique.
Principes directeurs : Équité, appropriation par les pays, collaboration multisectorielle et prise de décision fondée sur des données probantes.
Cadre de mise en œuvre : Étapes pratiques pour la planification, l’exécution et la pérennisation des réseaux de diagnostic décentralisés, avec des évaluations pendant et après la mise en œuvre en vue d’une amélioration continue.
Intégration : Alignement sur les systèmes existants de surveillance, de prise en charge des cas et de prévention et de contrôle des infections (PCI), en mettant l’accent sur l’approche « One Health ».
Bien que ces lignes directrices s’inspirent de la réponse à l’épidémie de variole du singe, elles sont adaptables à d’autres maladies prioritaires et alignées sur le Règlement sanitaire international (RSI 2005), le Plan stratégique du CDC Afrique (2022-2027) et le Cadre de sécurité sanitaire de l’OMS.