Analyse de l’évaluation d’impact pilote
Le Bureau des évaluations et le programme en milieu scolaire du PAM, en partenariat avec le DIME de la Banque mondiale, ont créé le School-based Programme Impact Evaluation Window (Groupe d’évaluation de l’impact des programmes scolaires, Programme alimentaire mondial, 2021), dans le but de constituer un portefeuille d’évaluations d’impact rigoureuses et d’alimenter la base de données probantes mondiale, tout en répondant aux besoins des bureaux de pays du PAM en matière de données probantes locales.
Cette évaluation d’impact pilote s’est appuyée sur une approche d’évaluation d’impact simplifiée3, et éclaire la conception des programmes d’alimentation scolaire décentralisés sur la base de données probantes. Il s’agit d’une évaluation d’impact expérimentale visant à déterminer si un modèle d’approvisionnement décentralisé en bons d’achat de produits de base peut avoir un impact sur les performances des écoles distribuant des repas (quantité, diversité, qualité des repas) par rapport au modèle d’approvisionnement centralisé habituel. Elle estime également le coût relatif des deux modèles de distribution, étudie les caractéristiques de l’apprentissage et des résultats nutritionnels des enfants participant au denrées alimentaires.
Les résultats de cette évaluation d’impact pilote ont également contribué à la transposition à plus grande échelle du modèle de bons d’achat au Burundi, lequel a débuté en janvier 2024. Cette transposition fait également l’objet d’une évaluation d’impact à plus grande échelle afin d’étudier l’impact du modèle d’approvisionnement décentralisé sur les enfants et l’économie locale.
Principaux enseignements
- Il en ressort que le nouveau modèle de bons d’achat de produits de base a permis de fournir des repas scolaires pendant un nombre de jours statistiquement plus élevé que le modèle d’approvisionnement centralisé (en moyenne, les enfants reçoivent des repas 13 jours par mois, contre 7,4 jours par mois).
- L’augmentation du nombre de jours où des repas scolaires sont fournis est principalement due à l’utilisation accrue de riz raffiné acheté auprès de coopératives locales. Ce phénomène s’est traduit par une baisse de la qualité des repas scolaires, selon l’indice Global Diet Quality Score (GDQS)-Meal (Score global de qualité de l’alimentation – repas). Cependant, dans des situations de faible sécurité alimentaire comme au Burundi, où il est primordial de satisfaire régulièrement les besoins en calories, l’ajout de riz raffiné, quoique non optimal, peut être considéré comme un compromis acceptable.
- L’analyse des coûts révèle qu’en moyenne, au cours de l’évaluation pilote, le modèle des bons d’achat a été moins coûteux que le modèle centralisé (à raison de 40,61 dollars É.-U. par enfant et par an, contre 46,85 dollars).